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Enseigner l’écriture avec la littérature jeunesse

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Les albums de littérature jeunesse représentent une source de choix pour développer la compétence à écrire des élèves du primaire, car en plus de stimuler l’imagination, ils fournissent un tremplin pour développer l’énonciation. Sans oublier le fait qu’ils rendent plus explicites les liens entre la lecture et l’écriture. Inspirez-vous de ces suggestions d’activités à pratiquer en classe recueillies par Alloprof

Avant de développer leur propre style, nombre d’écrivains se sont inspirés d’auteurs populaires. Permettre à l’élève de faire la même chose, c’est-à-dire l’autoriser à utiliser les textes d’autrui comme déclencheurs et comme mentors, c’est lui donner l’occasion d’apprendre la langue dans un contexte authentique et signifiant. Du moins, c’est ce qui est ressorti de la conférence donnée par Stéphanie Boyer (conseillère pédagogique) dans le cadre du 32e congrès de l’AQEP.

La littérature jeunesse au cœur de la pratique pédagogique

En exploitant les textes issus de la littérature jeunesse, soit comme mentors, soit comme déclencheurs, il est possible de travailler la compétence d’écriture. À ce chapitre, voici quelques exemples d’activités à pratiquer en classe :

1- Les albums sans texte comme déclencheurs

L’imagination est une faculté qui se cultive et qui peut se développer à force de s’exercer. Pour aider l’élève à devenir une pépinière d’idées et à mieux les structurer, l’utilisation des albums sans texte est un incontournable.

Puisque les livres ont généralement deux voix (celle des mots et celle des images), les albums sans texte laissent à l’élève toute la place pour travailler l’énonciation, sa créativité et surtout sa capacité à faire des inférences de type relation causale. Dans ce contexte, la rédaction exigée est effectuée à partir de l’une des pages de l’album, sans contexte préalable ni indication spécifique.

2- Écrire à la manière de… 

Écrire à la manière d’un auteur jeunesse ne constitue pas un plagiat, mais plutôt une formidable occasion d’aider l’élève à relever les procédés d’écriture d’un auteur afin de pouvoir les imiter. En empruntant ainsi le vocabulaire et les techniques littéraires d’un autre, il enrichira son bagage lexical et peaufinera ses habiletés en écriture.

3- Un prétexte pour mieux comprendre le système de la langue

Demander à l’élève de jouer avec la souplesse énonciative d’un texte, c’est, entre autres, lui apprendre à jouer avec le point de vue narratif. Comment faire? Par exemple, en demandant à l’élève d’utiliser la troisième personne du singulier pour réécrire une phrase (ou un paragraphe) rédigée à la première personne du singulier; une activité simple qui permet également d’explorer le système des accords et sa mécanique.

En fait, la portée pédagogique de la littérature jeunesse n’a que l’imagination comme limite. Rappelez-vous que vous pouvez également utiliser les différentes oeuvres afin de travailler le respect des conventions grammaticales, les manipulations syntaxiques, l’identification des classes de mots, etc. Le jeu Grimoire peut aussi être un bon atout pour inspirer vos élèves. Bref, autant d’occasions de joindre l’utile à l’agréable tout en transmettant le goût de la lecture et de l’écriture.

À propos d’Alloprof
Alloprof soutient les élèves du Québec et leurs parents dans la réussite éducative en leur offrant gratuitement des services professionnels et stimulants d’aide aux devoirs. L’an dernier, l’organisme a aidé près de 400 000 élèves, 30 millions de fois!

 

Source : Informations recueillies lors de la conférence donnée par Stéphanie Boyer (conseillère pédagogique) dans le cadre du 32e congrès de l’AQEP, le 23 novembre 2019.

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Mélanie Drolet

Mélanie Drolet

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